Mémoire collective

Socio-anthropologie d'un lieu de mémoire.

 La "Place du 13 Mai 1972" à Antananarivo-Madagasikara (Madagascar).

Résumé : Cette thèse de socio-anthropologie de la connaissance et de la mémoire politique porte sur l’avènement-identification d’un lieu stratégique-mythique, la « Place du 13 Mai ». Ce haut-lieu révolutionnaire se situe au cœur d’Antananarivo, capitale de Madagasikara (Madagascar). Mes recherches, m’ont confronté à de grands flous historiques et à des censures politico-médiatiques, encore actives, lors de ma prise en considération des contenus des récits de vie et des témoignages oraux spontanés recueillis sur le terrain de l’enquête.

La question "mère" est celle-ci : comment naît un lieu mémoriel, par quel processus cette naissance passe-t-elle pour pouvoir marquer autant les esprits et avoir une telle influence sur les mœurs, us et coutumes du Malagasy ? Cette enquête multidimensionnelle et pluridisciplinaire permet de répondre à une problématique, tant individuelle que collective, ayant trait à la perduration dans les esprits d’événements fondateurs d’une identité et d’un vécu sociohistorique structurant des consciences dans la réalité actuelle. Les identités sont construites sur des actes connus ou reconnus présents dans la mémoire, et dans un processus de transmission intergénérationnel.

Traiter ce sujet, c’est faire la genèse de l’identité d’un peuple, décortiquer sa civilisation et redonner vie à une certaine forme « d’espoir » qui se meurt, face aux vicissitudes de la vie quotidienne et à la mise en application de la VMI (vexation mortificatoire identitaire), maintenant l’individu et son groupe social d’appartenance, dans un processus d’aveuglement dissolutoire vésanique sur le long terme, par l’usage effréné et systématique du déni d’identité collective. S’agissant du fameux « Mai 72 » malagasy, ce génocide, estompé depuis la 1ère République, réanime le Passé et alimente les multiples rancœurs populaires actuelles. Ce processus d’activation est source de mécontentements et de révoltes perpétuels contre les dirigeants politiques et leur « gourou », mais aussi source de racisme paroxystique et de haine viscérale contre « l’étranger » en général.

 

Mots-clés : sociologie, anthropologie, démographie, lieu de mémoire, Place, Histoire, civilisation, Identité, vexation mortificatoire identitaire, processus, aveuglement dissolutoire vésanique, déni d’identité collective, mémoire collective, mémoire individuelle, Malagasy, rancœurs, chaos, révolution, génocide, racisme, mainmise, transmission intergénérationnelle, République.

 

Soutenance prévue le 27/11/12.

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