Présentation des résultats d'analyse de terrain

Socio-anthropologie d'un lieu de mémoire. La "Place du 13 Mai 1972" à Antananarivo-Madagasikara (Madagascar).

Ceci est la conclusion d’un travail académique, commencé voilà plus de 10 ans (validé en Licence parcours Recherche mention Bien (16) puis en DEA Recherche mention Très Bien (18) et enfin en Doctorat de Sciences Humaines et Sociales, mention Sociologie, spécialités Sociologie, Anthropologie, Démographie (4ans de recherches validées étape par étape par le directeur de thèse). Date de soutenance: 27/11/2012, salle Preclin (UFC Besançon)

Cadrage de l'étude: contextualisation de la recherche (Introduction/Chap.II-III)

Depuis ces prémices, nos terrains de recherche nous ont surpris, tant par leurs cohérences que par leurs complexités. Nos champs d’application sont toujours baignés d’un contexte « politique », car chaque cheminement intellectuel : sociologique, anthropologique, démographique, philosophique, psychologique, etc. fut un perpétuel choc multidimensionnel. Les problématiques ont semblé incompréhensibles et intraduisibles, car l’interprétation ne devait pas être emprunte d’une subjectivité quelconque. Ce florilège d’univers pluridisciplinaire, appartenant majoritairement au champ des sciences humaines et sociales, se croisent et se décroisent à souhait, au fil des situations et décors socio-économiques locaux, nationaux et internationaux, avec ceux des sphères des sciences dures (biologie, médecine, physique, etc.). Dans cette présentation, nous exposerons d’une manière très simplifiée, nos motivations pour le choix de ce thème d’étude, montrant le « 13 Mai » dans tous ses états ; puis, nous indiquerons les « difficultés » rencontrées au cours de nos recherches et pour terminer, nous présenterons nos résultats d’enquêtes, ainsi que le but de notre travail.

Choix du thème (Introduction)

Notre choix de thème résulte d’une lecture d’un Passé « flouté » par les politiques à Madagasikara et d’un décryptage d’un mode de pensée faisant subir une censure incommensurable aux médias locaux et internationaux. L’écho en est que le rappel du « 13 Mai » est source de crises politico-sociales à Madagasikara. Les dirigeants ont appris à exprimer leurs désirs et passions, par de terribles répressions, des génocides, des faits dits « criminels » et qui ne résolvent pas les problèmes du quotidien. De notre chronologie historique découle donc 6 dates-clés, fondamentales à la compréhension du « 13 Mai » d’Antananarivo : 1895, 1947, 1960, 1972, 1975 et 2010.

Date-Lieu: "13 Mai" (Toute la thèse)

Les leçons du Passé ne pouvant être « apprises » car « cachées », la révolution de Mai 72, est la conséquence directe de cette opacité historique. Les jeunes Merina se révoltent contre les frasques d’une politique gaulliste inadaptée aux réalités malagasy, entraînant toute la population dans la grande « insurrection de 1972 », à la seule différence que Mai 72 ne sera jamais reconnu comme étant un génocide, à l’image de celle de 1947. En 1972, tirant ses forces du ras-le-bol permanent depuis 1895, la nation malagasy privée de sa liberté, refuse de se plier au joug d’une République imposée par la France, autre forme de colonisation et brûle la marque identitaire française qui prône encore au cœur de la capitale. L’hôtel de ville part en fumée tandis que la foule instaure le désormais très célèbre « 13 Mai ».

Lieu sacré par excellence, ce tribunal à ciel ouvert, permet au peuple de donner sa voix, comme à l’époque de la royauté où le bien-être du peuple était prioritaire. Le 13 mai 1972, le peuple décide de renouer avec son Passé et son Identité, que la politique française s’est évertuée à effacer systématiquement de leur Histoire. Or, la « Place du 13 Mai 1972 » est en tout point identique à celle de la Bastille, car le peuple y abolit la 1ère République et en établit une autre, du moins c’est ce que pensaient les « 13 Maïstes ». Comme l’éducation colonialiste inculquée est de travestir et de transformer les réalités malagasy, le « 13 Mai », symbole suprême de l’antivazaïsme (contre l’étranger), déstabilise les consciences des politiques extérieures à l’île et affole les politiciens dirigeants-dictateurs. Célèbre date-lieu, le « 13 Mai » s’offre une identité à part entière, pour les Malagasy comme pour chaque dirigeant politique, depuis 1972 à nos jours. Cependant, malgré cette spécificité de langage, l’appellation « 13 Mai » ne sera jamais officialisée. En 2010, son identité spatiotemporel perd officiellement sa matérialité physique et spirituelle, et renoue avec le passé colonial, discriminant et déshumanisant, rejeté par le peuple. L’effacement de ce marquage sensomémoriel fortifie sa transmission en legs historique traumatique, dans la mémoire individuelle et collective.

Au « 13 Mai », le peuple demande la Libération effective d’une nation malagasy indépendante avant le colonialisme, comme l’a été la France avant Vichy. Mais cette demande de libération aboutira à un génocide, un massacre de masse, sur les Merina de la capitale. De cette place politique, le peuple institue et destitue républiques et présidents. Véritable « reine » des Places, le « 13 Mai » érige l’union nationale. Ce cataclysme historicomémoriel a un double effet : lieu des célébrations et festivités nationales, mais aussi, lieu de prières et de deuils nationaux. Date charnière, entremêlée de sentiments et d’émotions, elle est perpétuellement transmise par la tradition orale. Élément-clé d’un principe actif dans l’Histoire des Malagasy, ce garde-fou de prédilection, devenu invisible aux yeux de tous, conserve son identité conciliatrice, en unifiant des valeurs de Liberté et en devenant moteur de révolutions anti-tyrans. Visible invisibilité, le « 13 Mai » est la politique populaire la plus adaptée aux réalités malagasy, pour étouffer la rage des dictateurs-dirigeants et paralyser l’anthropophagie coutumière de ses gourous. Date mémorable et lieu de mémoire, il rappelle que la Liberté est aussi chère que la vie. Le « 13 Mai » est gravé dans l’Histoire, comme l’est la naissance du Christ pour les chrétiens ou le nazisme en Europe. La disparition du « 13 Mai » alimente les discordes sanglantes et atteste de la fragile existence de la « légitimité » de chaque République malgache. La question qui indispose les mentalités et les consciences vise au « refus de République » car la « démocratie » est devenue un mot insignifiant dans cette réalité. Ce questionnement peu anodin, tranche un point de vue politico-social, qui re-matérialise le « 13 Mai » dans une dimension particulière, ayant le pouvoir de changer le cours du temps, par son inscription évidente dans l’Histoire.

La ratification des accords de coopération et de l’application de la malgachisation de la langue française marquent l’année 1975. Madagasikara adopte une nouvelle langue « métissée » franco-malagasy qui ne reprend que très superficiellement les traits originels de la langue merina. A chaque crise, le peuple Merina demande la reconnaissance de son identité, de son appartenance à la race juive, mais dès que cette requête semble se concrétiser, un seul mot d’ordre s’applique sans état d’âme : « Mettre les Merina à genoux » dans leur pays. En conséquence, l’étude de la naissance du « 13 Mai » nous permet de retracer la genèse d’un peuple de Justes, dont l’identité fut cachée, afin de garantir à son possesseur, un « bon » garde-manger et une richesse intarissable, au dépend de la survie de la population malagasy. Au 21ème siècle, ce peuple est toujours sous le joug d’un prégnant terrorisme socio-politico-économique identifié dès 1895. Cette virulente censure s’internationalise, comme le fut l’antisémitisme. RABINOVITCH, dans De la destructivité humaine, nous le confirme, p.23, « l’antisémitisme était aussi instrumentalisé pour son emprise comme moyen assurant les complaisances et les complicités par-delà les frontières du Reich. C’est bien ce qu’observait Hannah Arendt lorsqu’elle notait que l’antisémitisme nazi n’avait jamais été une question de nationalisme extrême, mais avait fonctionné dès le départ comme une internationale ». Les raisons de la rancœur historique entre les Malagasy et la politique française à Madagasikara, sont simples : les mesures drastiques prises à l’encontre de l’Identité Merina, enclenchent des comportements haïssables de l’humanité faisant réagir le bourreau en animal prédateur et l’imposition du cercle vicieux des républiques aux modes de gouvernance identiques, afin d’asseoir définitivement une mainmise politico-économique sur le pays.

Avec la reconstruction de l’hôtel de ville en 2010, les dirigeants politiques réitèrent les désirs coloniaux en écrasant des pieds le blason de l’Imerina. Cet acte confirme que l’Identité et les valeurs merina n’ont plus leurs places à Madagasikara. Les faits traumatisants et blessants du Passé se réactualisent et régénèrent le « 13 Mai ». Ces histoires macabres peuvent aujourd’hui paraître invraisemblables, car le flou historique mondial perdure et la mainmise omniprésente ne donnent à la connaissance générale qu’une vision politisée et erronée de l’Histoire. Le cas Madagasikara passe sous silence grâce à un solide négationnisme. Renier l’identité ancestrale malagasy est une pratique politique fossilisée sur fond de barbarie: manipulation mentale et comportementale, censure des médias et embargo économique.

Le terrain source inéluctable de la construction de notre modèle conceptuel de la Vexation Mortificatoire Identitaire (VMI), (Chap.III-IV)

Tandis que les difficultés majeures qui jalonnent notre travail de recherche sont principalement d’ordre financier, le reste n’est qu’une question de mentalité et de mise en pratique de la Vexation Mortificatoire Identitaire (VMI), à tous les niveaux de l’enquête, en France ou à Madagasikara. D’un côté comme de l’autre, le délit de faciès est la raison qui justifie le négationnisme constant. L’inertie au changement conforte la corruption, les crimes (génocides, de guerre, contre l’humanité, etc.) et maintient durablement la famine. De ce paysage socio-politico-économique instable, les acteurs de notre travail, ont su rester dignes face à ces fléaux mortels et où les kabary (discours, récits de vie, etc.) rapportent une vérité « authentique » et poignante. De ces difficultés, nous avons su tirer profit et en faire une « force » pour terminer notre travail.

Elaboration de la notion de Déni d'Identité Collective, à partir de la VMI (Chap.III-IV)

Une des « grandes » découvertes de cette thèse est l’élaboration pratique du modèle conceptuel de la Vexation Mortificatoire Identitaire (VMI). Au carrefour de plusieurs thèmes d’actualités : violence, mort, crime, génocide, droits de l’homme, etc. Tel un ciment, la VMI est un lien ininterrompu qui permet d’identifier et de cerner, dans un premier temps, la genèse des origines du peuple Merina et d’une grande majorité de ses frères côtiers ; puis dans un second temps, la civilisation toute entière, où les us et coutumes ancestrales et traditionnelles sont d’origine hébraïque. L’Histoire que le monde actuel connaît de ce pays, est issue d’une manipulation maladroite des mentalités et des données historiques, depuis les persistantes intrusions Européennes à l’établissement définitive de la colonisation française sur l’île. Piqués au vif des situations ou des époques, les exemples cités dans notre thèse (photographies et comparatifs en annexe du travail) sont des marqueurs des rancœurs permanentes entre le peuple, les dirigeants politiques et la politique de la France à Madagasikara. Ce malaise traduit fidèlement la très célèbre « diplomatie française » au cœur des problèmes de la dite « Françafrique » et conforte la création de notre VMI. L’Identité juive des Malagasy (voir aussi les recherches de J.Briant par exemple ou encore le blason des Jeunes Andriana de Madagasikara (JAM), etc.), en tant que survivance en déclin, est vouée à disparaître. Elle est mise en difficulté par les pratiques quotidiennes et systématiques, d’un virulent déni d’identité collective. Renier son Passé pour cause de méconnaissance de celui-ci ou effacer volontairement l’Histoire d’une nation, c’est lui amputer toute chance d’avoir un avenir.

Elaboration du processus d'Aveuglement Dissolutoire Vésanique, à partir de la VMI (Chap.III-IV)

Par ailleurs, de cette VMI découle notre processus d’aveuglement dissolutoire vésanique. Cet assemblage de mots « crus », paraît « archaïque », dans nos conceptions contemporaines du monde. Décrire des situations complexes de la réalité, en ciblant les raisons et les conséquences d’actes discriminants déconstruisant les identités et les appartenances identitaires, offre une « bonne » prise de distance, face aux données politico-subjectives et subjectivées par leurs auteurs. Cet objet détourne toute « politisation » d’un fait, d’une réalité, d’un acte volontairement exprimé. L’épais brouillard politico-historique installé sur nos champs de recherche, nous conduit à l’échafaudage de solutions concrètes, basées sur les "revendications de Mai 72" : révéler les erreurs passées, trouver une « issue » à la crise malagasy et discerner les résolutions mutuelles franco-malagasy qui leurs soient à tous deux profitables.

Ré-adaptation de l'Analyse Morphogestuelle (AMG), en sociologie: "prélèvements" révélateurs des sentiments et des émotions (Chap.III)

L’Histoire « éducatrice » doit éclairer les générations futures et non pas rester une référence, vidée de son âme-moteur et de ses valeurs identitaires unifiantes. Dans cette optique d’objectivisation des données, nous avons usé de l’Analyse Morphogestuelle (AMG) comme précaution méthodologique, adaptée et mise à jour, pour répondre aux exigences de la recherche en sciences humaines et sociales.

"Mai 72" et la VMI (Chap.I/IV)

La VMI appliquée au champ politico-relationnel franco-malagasy, devient un outil polyvalent original, capable d’expliquer et d’exposer au mieux les enjeux rhétoriques et pragmatiques d’un contexte socio-politico-économique spécifique. Retracer l’Histoire de manière diachronique, respecte la chronologie des faits, en prenant comme points de repère, les grandes fractures historiques et bouleversements sociopolitiques malagasy, depuis les données les plus récentes aux plus anciennes et, est une réactualisation historique de la genèse d’une race (peuple, civilisation) à éradiquer. C’est là que réside les revers pervers de l’Histoire floutée de leur origine, une évidence révélée qui ne peut plus être gommée. Cet outil de référence est une plateforme multidimensionnelle et pluridisciplinaire, au carrefour des sciences humaines et sociales. Appliqué au cas « 13 Mai », il repère les traumas historicomémoriels et sensomémoriels de la mémoire collective et individuelle, et ses conséquences. Sous couvert d’une prégnante objectivité (non politisé), il se révèle d’un grand secours pour faciliter la compréhension d’un phénomène social total.

Marquages identitaires Juif-Merina, selon les Malagasy interrogés et sur la toile (Chap.III-IV)

Malgré cette déperdition socioculturelle, l’identité originelle des Merina résiste par petites touches, à l’image d’un « singulier » rapport sociolinguistique, véritable curiosité qui confirme que l’héritage des oreilles est une originalité traditionnelle propre aux civilisations hébraïques. La transmission des connaissances, du Savoir et de la Mémoire, s’effectue par le geste et la voix. Cette culture ancestrale est un rappel constant à cette première parole donnée par Dieu à l’homme. L’oralité est d’usage « quotidien » ou « sacré ». La langue « codée » ne s’écrit pas lorsqu’elle révèle l’âme d’un peuple. Cette thèse nous est bénéfique, dans le sens où elle perfectionne notre relation aux deux langues maternelles (malagasy et française) usitées dans ce parcours intellectuel. Ce jeu de langue indispensable à la recherche fut stimulant en tous points.

Visée de la thèse (Chap.IV)

Toutefois, plusieurs rebondissements inattendus, tant dans notre vie personnelle que professionnelle, nous permettent d’émettre des critiques objectives disons assez « singulières » sur les représentations sociales à interpréter. Nous espérons tout de même avoir prouvé, tout au long de notre thèse, le fait qu’aujourd’hui, il nous est offert une chance inestimable de « parler », de faire l’écho de la voix d’un peuple systématiquement offensé, opprimé, dénigré, spolié de sa jeunesse, de son Identité et de son Histoire. Cette thèse-moteur est écrite et exposée telle qu’elle, pour mettre fin à ce cercle vicieux, déclencheur de la VMI, pour attirer et toucher les « consciences » ; mais aussi participer, d’une certaine manière à la Libération effective de cette nation. Notre hommage aux martyrs, aux victimes et aux morts pour la Liberté nous donne l’occasion de légitimer ce « Plus jamais ça ! » en fin de travail et confirme que le « 13 Mai » est un fait spatio-historique indélébile, rappelant que si l’Homme s’auto-décrète supérieur à ses semblables, qu’au nom d’une civilisation ou d’une religion etc., il tue, maudit et ne reconnaît ni ses torts, ni ses responsabilités, en réitérant volontairement les erreurs de ses Pères, d’autres « 13 Mai » sortiront inévitablement de terre.

Le "cri" des "13 Maïstes": supplications et contraintes (Thèse entière)

Au sortir de ce travail captivant de la recherche scientifique, nous pouvons conclure que le « 13 Mai », tel qu’il nous a été donné de le présenter aujourd’hui, résume bien les méfaits de l’enfouissement effréné d’une vérité historicomémorielle des origines de la nation malagasy et de la persistance de ce peuple à conserver impérativement l’usage du « 13 Mai » tant comme date charnière de leur Histoire que lieu sacré par excellence. Le processus de sacralisation de cette place publique nous prouve que les génocides cataclysmiques-cycliques sont tous engendrés par l’hégémonie d’un terrorisme politique et d’une virulente mainmise économique. Les violations massives et systématiques des droits de l’homme, les crimes contre l’humanité (meurtres, viols, actes de torture), visent à stopper toute évolution (progrès-développement). D’autres crimes s’y ajoutent : l’extermination, l’emprisonnement en camp de concentration, la persécution, les disparitions forcées de personnes peuvent confondre, éléments constitutifs généraux et spéciaux par eux-mêmes avec l’attaque généralisée ou systématique. L’extermination sous forme de mainmise économicopolitique, est une configuration naturelle de l’insatisfaction hybride : du meurtre de masse concilié à une mise en danger d’une population par la création de conditions de vie calculées, pour en entraîner la disparition prochaine.

Ce qu'il faut garder en mémoire (Chap.IV-Conclusion)

Cette thèse vise à interpeller les consciences sur l’abominable abjection qu’est l’application de la VMI sur une nation vouée à l’esclavage depuis 1895 à nos jours. Menée à terme, cette politique est une mise à mort, en silence, sans échos, d’une nation pacifique. Nous voulons, avec ces 839 pages (annexe comprise), aider les Malagasy à faire l’écho de leur voix, au-delà de leurs frontières, pour que la justice soit faite et la Libération effective. Notre travail socio-anthropologique terminé, nos résultats exposés, l’objectivité de la recherche scientifique respectée, la déontologie du chercheur s’est exprimée sous l’aspect d’une neutralité politique affichée. Cette recherche de grande envergure doit faire l’effet de « pense-bête » pour lutter contre les « oublis » de la Mémoire, de l’Histoire.

NB: Les détails de mes recherches sont inscrits dans ma thèse intitulée Socio-antrhopologie d'un lieu de mémoire. La "Place du 13 Mai 1972" à Antananarivo-Madagasikara (Madagascar), 2012. L'intégralité de cette thèse est soumise au droit d'auteur (Thèse "confidentielle").

 

Shatia ANDRIAMANAMPISOA

Présentation générale de ma thèse

Soutenance prévue le 27/11/2012

Résultat ADUM LETS BESANCON

Adum déc.2012

 

Adum nov.2013

 

REMERCIEMENTS

Cette page nous est précieuse pour diverses raisons, puisqu’elle nous donne l’opportunité de présenter nos sincères remerciements à toutes celles et ceux qui ont contribué, de près ou de loin, de quelques manières que ce soit, à cette thèse et son accomplissement effectif.

 

Le cœur du travail est réalisé en grande partie avec la participation de nos témoins d’enquête, véritables « mémoires vives » : Docteur  RAVELONAHINA A.R., Maître RAZAFINJATOVO W., Feu Pasteur ANDRIAMANJATO R., Ecrivain RAHAJARIZAFY R., Général RAMAKAVELO D.P., qui se sont gentiment prêtés au jeu du « face-à-face ». Nous tenons aussi à remercier nos autres participants, eux aussi patients et disponibles, les « anonymes » : « Malala » et « Rakoto », qui nous ont ouvert leurs bibliothèques et salles d’archives privées, afin que nous ayons accès à différentes pièces de notre puzzle. Nos remerciements aux témoins « en ligne » : RAISON-JOURDE F., GALIBERT D. et les « anonymes en lignes », auteurs de dossiers complémentaires. Enfin, nous saluons la généreuse contribution du Vahoaka malagasy (peuple) : les anonymes des micros-trottoirs, les hommes et femmes d’Eglise, les Ray-amandreny (Parents), les Mpianatra (étudiants universitaires), les marchands, les Jomaka d’Analakely, les chefs d’entreprises, etc., dont les récits ou les extraits de témoignage ont illustré notre travail.

 

Par ailleurs, tous ces efforts et nos démarches de terrain auront été vains, sans le soutien de plusieurs « officiels », membres de la Haute Autorité de la Transition actuelle, des Ministres et du Médiateur de la République. Ils nous ont permis d’ouvrir les portes de diverses « personnalités » du pays : artistes, journalistes, professeurs, etc. ; des organismes de recherche : CRIC et Académie Malgache, OFNAC et Alliance Française, Centre Culturel Albert Camus et Ministère de la Culture et du Patrimoine, etc. ; et institutions malagasy : Archives Nationales et Bibliothèque Nationale. Nos recherches n’auraient pas été aussi abouties sans le concours des  associations comme le FIZOMA et le Club des Journalistes Doyens (CJD) de Madagasikara dont nous sommes membres  et l’apport généreux des galeries d’expositions, des fonds documentaires et d’archives privées du Sakamanga d’Antananarivo. Nos remerciements leurs sont dédiés.

 

Pour finir, nous profitons de cette page pour remercier tous les auteurs d’ouvrages, cités tout au long de cette thèse.

 

Notre souhait est que cette recherche académique, couramment appelée « Thèse doctorale », éveille les consciences et soumet l’Homme face à ces responsabilités, pour qu’il n’oublie jamais ce qui s’est réellement passé ce 13 mai 1972, lors de l’insurrection de Mai 72 à Antananarivo. D’une certaine manière, commémorer le « 13 Mai » est un devoir de mémoire, une mise à jour des données historiques octroyées et une re-identification de la genèse des origines du peuplement de Madagaskar. Pour que ce pays retrouve son Identité, sa fierté et son dynamisme et pour qu’il puisse se tourner objectivement vers son Futur, il lui faut opter et apprivoiser le fameux « Plus jamais ça ! » dans ses décisions avenirs. 

 

Shatia ANDRIAMANAMPISOA

Ce 31 décembre 2013.

 

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